Accès à la terre agricole et plus au Burkina Faso : rétrospective sur 2025
Des champs d'oignons à Nandiala et à Yako aux terres restaurées autour de Mogtédo et Yako : en 2025, l'agroécologie a visiblement gagné du terrain au Burkina Faso. 180 femmes et jeunes ont eu accès à 8 hectares de terres, les agriculteurs ont vendu ensemble 830 sacs d'oignons et près de 200 hectares de sols épuisés ont été rendus à nouveau fertiles. Dans le même temps, la concertation entre les agriculteurs, les communautés et les autorités locales s'est renforcée autour d'un meilleur modèle agricole durable.
Tout au long de l'année, des festivals et des journées de rencontre agroécologiques ont rassemblé les gens. À Zabré, la Journée de l'agroécologie a permis à quelque 400 participants de découvrir un autre modèle agricole. Les agriculteurs, les autorités locales, les coopératives, les dirigeants communautaires et les organisations partenaires ont discuté de l'épuisement des sols, du changement climatique et de l'accès à la terre, mais surtout de la coopération et de l'avenir de l'agriculture dans la commune.

Accès à la terre
L'accès à la terre reste un défi majeur, en particulier pour les femmes et les jeunes agriculteurs qui ne peuvent pas hériter des terres de leur famille. À Yako, Mogtédo et Zabré, nous avons donc engagé le dialogue avec les décideurs politiques locaux. En collaboration avec nos partenaires APEDR, Pag-La-YiriY et ASK, 8 hectares de terres ont été mis à la disposition de 180 femmes et jeunes pour pratiquer l'agriculture agroécologique.
Une position forte sur le marché pour les producteurs d'oignons
La coopération a également porté ses fruits sur le marché. 48 producteurs ont vendu ensemble 830 sacs d'oignons dans la commune de Yako. Cela a rapporté près de 4 000 euros et a montré comment la vente collective renforce la position des agriculteurs et peut leur permettre d'obtenir de meilleurs prix. Nous sommes également fiers des femmes qui, avec le soutien de l'APEDR à Yako, ont transformé la culture de l'oignon en une réussite agroécologique. Elles cultivent des oignons de haute qualité à l'aide d'engrais et de pesticides naturels.

Restauration de la terre
En outre, quelque 200 hectares de terres dégradées ont été restaurés à Mogtédo et a Yako, notamment grâce à la technique du zaï : des fossettes remplies de compost qui retiennent l'eau plus longtemps. Issa, agriculteur à Yako, témoigne : « Nous devons devancer le désert, sinon nous souffrirons de la faim. » Pendant des années, ses récoltes ont diminué en raison de la sécheresse. Grâce à des barrages en pierres, au compost et à la plantation d'arbres, l'eau de pluie reste désormais plus longtemps dans le sol, qui redevient plus fertile et les cultures résistent mieux à la sécheresse.

Quelques défis
2025 a parfois été difficile. De fortes pluies et des inondations ont entraîné des pertes de récoltes, en particulier pour les oignons et d'autres légumes. L'importance d'adapter les pratiques agricoles est devenue douloureusement évidente.
Le contexte national a parfois entraîné des retards administratifs, mais la coopération avec les autorités locales est restée constructive. À Nandiala, la politique nationale visant à accroître l'autosuffisance alimentaire a même conduit à accorder une attention particulière aux pratiques agroécologiques et à renforcer l'implication de la communauté.
Perspectives
En 2026, nous continuerons à renforcer ce que nous avons construit ces dernières années. Nous continuerons à nous concentrer sur l'accompagnement technique des producteurs et sur les politiques agroécologiques au niveau communal. Nous nous réjouissons également de la nouvelle collaboration avec l'organisation Béo-Neere Agroécologie, qui débutera en 2027.